La quête d'Ewilan

Voici LE fow sur La quête d'Ewilan, inacarnez un personnage, et explorez le mon de Gwendalavir.
 
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 Le départ

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Ellundril
Apprentie marchombre ~ Modératrice
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Messages : 539
Date d'inscription : 02/10/2009
Age : 21
Localisation : Dans son lit, en train de jouer à cache-cache avec ses rêves ou dans une salle de répètition, rangeant les notes part couleurs ou encore sur son balcon, chantant la lune.

Feuille de personnage
surnom: Ell
Relations:
amoureux(se): Attendez que je vous raconte la suite ...

MessageSujet: Le départ   Mer 17 Fév - 18:24

Une goutte de sueur perla sur sa tempe. Elle crocheta une pierre, balança son bassin et agrippa la dernière prise qui lui permettait de se hisser sur les rempares. Elle s’installa sur un créneau et fixa l’horizon. Pendant quelques instants elle laissa sont imagination la porter au-delà des limites du réelle. Une main sur son épaule l’arracha à sa rêverie. Un garçon, yeux gris, cheveux clairs, se tenait à côté d’elle.
« Je ne t’avais pas entendu approcher, murmura-t-elle d’une voix rêveuse.
 Tu dis ça à chaque fois pour me faire plaisir, répondit-il, ses lèvres s’étirant en un sourire discret.
 Sayn, c’est la vérité, déclara-t-elle doucement. »
Un compliment, un sourire, un souffle. Ainsi commençait la journée.
« Ellundril ?
 Oui ?
 Le conseil te demande. Dans la grande salle.
 Encore ?
 C‘est la première fois.
 J’espère que ce sera la dernière. »
Elle se leva, faisant mine d’être fâchée et entreprit de désescalader le rempare. Le garçon la suivi des yeux jusqu’à ce qu’elle disparut, avalée par un grand bâtiment.
Ses pas résonnaient dans les grands couloires vides de la citadelle. Tandis qu’elle s’engageait dans l’escalier en colimaçon, une vague de nostalgie la submergea. Elle se revit petite fille courant dans les champs. Elle se revit radieuse, souriante et insouciance. Puis une ombre passa sur son visage. Elle se rappela cette explosion, ce nuage de fumée noir et ce poignard au manche argenté. La vue de deux frontaliers, qui filtrait l’entrée à une salle, la tira de ses obscures réflexions. Ils la reconnurent tout de suite à ses longs cheveux châtains foncées et à ses yeux cristal et la laissèrent passer. En entrant à l’intérieur, elle aperçu une table autour de laquelle était réunit une vingtaine de personnes. Son cœur battait la chamade ; jamais le conseil ne l’avait convoqué depuis qu’elle était arrivée à la citadelle, il y a une dizaine d’années. Elle salua l’assemblée et s’installa sur un siège libre. Un vielle homme se leva et annonça : « Ellundril, ton père n’es pas mort … »

Elle s’allongea sur son lit, songeuse. Elle repensa à sa discussion dans la grande salle. « Il est en vie.
 Je l’ai vu mourir !
Des images horribles lui revinrent. Un couteau lui transperçait le cœur ! Des larmes de colère coulaient sur ses joues.
 Ton père a réussi à sauver sa vie en faisant un pas sur le côté …
 Mes alors c’était …
 Un dessinateur
, affirma le chef de la citadelle. »
Elle se retourna sur le dos. « Mais s’il est en vie, pourquoi est-ce que je ne l’ai jamais revu ? Pourquoi est-ce qu’il ne m‘a pas rejoint ? Pourquoi est-ce que j’ai grandi sans lui ? Pourquoi ...
 Il te pensait surement morte, mais il y a deux jours un frontalier est passé par la cité d’Oriane et a tout de suite repérer ton père par sa troublante ressemblance avec toi. Seulement, une dernière chose s’oppose à vos retrouvailles ; ton père est gravement malade et ne peut pas se déplacer.
 Mais, il métrise le pas sur le côté !
L’inquiétude se lisait dans son regard.
 Hélas, il a perdu tout ses pouvoirs. »
Depuis sa convocation, elle s’était enfermée seule prétextant un mal de tête. Il n’y eu que Sayn pour oser la dérangé. Il resta longtemps à la réconforter, à essuyer ses larmes. Vers le début de l’après-midi, elle s’endormit dans ses bras.

Elle se leva et regarda si Sayn était encore là. Non, évidement. Un oisillon se posa sur le rebord de la fenêtre grande ouverte. Il la regarda, étonné, puis ouvrit les ailes et s’envola vers le ciel bleu. Elle ne pu attendre plus longtemps. Son père mourant agonisait loin d’elle sans qu’elle ne puise rien tenter pour le sauver. Elle prit sa bourse, un sac et sortie de sa chambre le plus discrètement possible. Et couru à petites foulées vers la cuisine. Elle grignota quelles légumes, récupéra de quoi manger et se dirigea vers les écuries. Elle sella sa jument, Etoile de nuit, et posa ses bagages sur son dos. Jamais elle ne sortait de la citadelle sans prévenir qui que ce soit. Elle fit avancer sa monture au pas jusqu’à l’arrière de l’écurie. Là, une porte dérobée menait à l’extérieure de la citadelle. Elles sortirent et respirèrent le grand air frai. L’odeur de la liberté. Ellundril enfourcha sa monture et la fit partir au galop. Derrière elle, des bruits de sabots se rapprochaient. Des cris de désespoirs déchiraient la nuit. « Ell ! Ell !
 Vas-t-en Sayn ! Pars ! Ne me suis pas ! »
Elle se coucha sur Etoile de nuit. « Plus vite ma belle, plus vite … »
 Atteeends !
Le cheval de Sayn accéléra l’allure jusqu’à dépasser Etoile de nuit.
 Ellundril, je ne veux pas t’arrêter. Juste te donner ça …
Il sortit péniblement de sa poche un petit pendentif en forme de cœur.
 Ellundril, je t’aime plus que tous au monde. Ellundril, si tu meurs, je meurs. Ellundril, je ne veux pas te quitter. Ellundril, si tu par laisse-moi regarder une dernière fois la couleur de tes yeux et laisse-moi glisser la main dans tes cheveux. »
Elle lâcha la bride et Etoile de nuit ralentit. Il descendit de son cheval et la serra dans ses bras. Elle enfouie son visage dans son cou. Ils restèrent comme ça un long moment avant de se plonger chacun dans le regard de l’autre. Enfin ils se lâchèrent. La nuit commençait à tomber et la citadelle était loin derrière eux. Ils allumèrent un feu. Elle partageait la nourriture et lui l’eau. Quand ils eurent finis de manger, ils s’allongèrent sur les couvertures que Sayn avait rapportées. Elle sentait son souffle chaud contre sa joue.
"Ellundril, je peux t'embrasser ?
- Encore ?
- C'est la première fois.
- J'espère que ce ne sera pas la dernière."
Il posa doucement ses lèvres contre celles d'Ellundril. Aucun bruits, aucun mouvements. Ils restèrent l'un contre l'autre avant de s'endormir, enlacé.

C’est le soleil et le cui-cui des oiseaux qui l’a réveilla. Elle se redressa. Un pendentif en forme de cœur, accroché autour de son cou, rayonnait au soleil.
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