La quête d'Ewilan

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 Marcher au milieu de la vermine [Pv Kaïzor Til' Supra]

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Eppryah
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MessageSujet: Marcher au milieu de la vermine [Pv Kaïzor Til' Supra]   Mer 28 Juil - 22:19

Le soir tombait sur la mer noire qui commençait déjà à cracher de l'écume en s'abattant avec force sur les falaises escarpées. On distinguait toujours à l'horizon les dernières lueurs violettes du soleil couchant. A son opposé, se trouvait la Lune, luisante, et toujours fidèle à son poste de veiller sur les hommes durant l'absence de son grand frère, le soleil, même si ils ne le méritaient vraiment pas. L'humanité était tel que la vermine qui courait entre ses pieds et les caisses crasseuses venant du continent. Et elle, Eppryah, était la pire de tous. Elle, c'était une erreur, si elle n'avait pas été sur cette terre pervertie, elle le serait certainement moins. Eppryah, la Mentaï sanguinaire sans cœur et absolument amorale était poursuivit par des démons qu'elle ne cessait de fuir, en espérant de tout son cœur qu'ils la rattraperaient enfin et la tueraient pour l'envoyer enfin dans les feux de l'Enfer. Et tandis que ces idées sombres lui traversaient sa tête enflammée, elle courait, voulant à tout prix s'arrêter pendant que les ténèbres engloutissaient peu à peu l'archipel.
Elle renversait sur son passage des caisses remplies de diverses marchandises qui se répandaient sur le sol dans un grand fracas, ses cheveux chocolats volaient derrière elle, agités par les violentes rafales salées. Elle sentait la vent s'engouffrer sous sa jupe déchirée et son haut trop petit, et tandis qu'il la frappait, au lieux de la lavée de toutes ces mauvaises pensées, il la remplissait d'idées fatales. Ces idées, en un simple mouvement, elle pouvait les exécuter, sa lame, toujours aussi noires et brillantes sous la lueurs lugubres de l'astre de la nuit, était tenue fermement par sa main. Ses grands yeux sombres pleuraient des larmes tout aussi noires et impures que son cœur de pierre. Ses pas résonnaient comme des coups de feux sur le Dock silencieux, et lorsque ses bottes touchaient le sol, elle ressentait une douleur fulgurante au niveau du flan, d'où du sang coulait abondamment de sa blessure.
Dans l'après-midi, alors que la jeune Mentaï s'apprêtait à embarquer dans un petit bateau de bois pour rejoindre le continent, une cinquantaine d'homme s'étaient approchés doucement d'elle. Ils lui étaient tombés dessus et l'avait sauvagement attaqué. Eppryah, en grand état de fatigue, n'avait su rejoindre les Spires pour effectuer un Pas sur la Côté, et avait été obligée de les combattre avec son arme. Ils l'accusaient d'avoir tuer le Maître de forge et toute sa garde au complet, ce qui était totalement juste. Quelques minutes plus tard, Eppryah contemplait les cadavres jonchés au sol, devant elle, s'épouvantant d'un tel massacre. Elle faiblissait, se laissant de nouveau submerger par ses émotions contradictoires, et une douleur la lançait dans le flan où un pirate Aline avait réussit à l'atteindre. Elle avait essuyé sa lame sur l'un des habits imbibé de sang d'un des hommes à terre et s'était enfuit en courant de ce sombre spectacle.
Depuis, elle courait encore, étant à présent rendu sur les docks, à plusieurs kilomètres du lieux de massacre. Ses pieds ne la portaient presque plus, et ses mollets étaient douloureux, ainsi que le reste de ses jambes. Elle voulait partir loin, mais ne pouvait, elle voulait encore rester ici pour observer encore une fois son spectacle écœurant et briser une fois de plus son âme déjà si éparpillée. Elle vacilla et tomba avec force sur une caisse pleine de noix. elle se releva péniblement et porta sa main libre à sa blessure où elle enfonça ses doigts, faisant encore couler un peu plus le sang. Elle étouffa un grognement de douleur et recommença à courir. Sa tête tournait et elle trébuchait plus souvent. A présent le soleil était enfin partie à l'horizon, et la Lune était cachée par d'épais nuages. Eppryah avait faim, soif, sa gorge la brulait, et ses entrailles se tordaient dans son ventre. Les docks étaient désertes, elle allait mourir ici, ce soir, doucement et douloureusement. A cette pensée, la Mentaï esquissa un sourire. Mais avant que ce mince espoir ait naquit un peu plus profondément, elle percuta un torse puissant et fut projetée à terre. Sa tête heurta violemment la sol et du sang chaud en sortie. La princesse noire releva la tête et regarda un homme aux cheveux gris luisant à la faible lumière de la Lune cachée. Ses yeux étaient cachés dans l'ombre, mais son visage semblait avoir des trait fin. La Mentaï soupira avec douleur, soit l'homme allait la tuer rapidement, soit il allait la sauver. Elle était si proche du but que des larmes de rage et de désespoirs s'échappaient à présent de ses yeux noirs.

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MessageSujet: Re: Marcher au milieu de la vermine [Pv Kaïzor Til' Supra]   Jeu 29 Juil - 11:29

Kaïzor était seul sur les Docks, à marcher, encore et encore. Il était fatigué, moulu, et il devait rentré chez lui. Mais quelque chose lui disait de rester. Le Pollimage. Cette grande étendu d'eau, qui traverse Gwendalavir de part en part. C'était son fleuve. Depuis tout petit, il avait été élevé dans l'eau, sur l'eau e près de l'eau. Ce fleuve avait quelque chose qui l'obligeait à rester, à le contempler, des heures durant... Peut-être un jour verait-il la légendaire Dame. Non, personne ne l'a jamais vu, ou il y a très longtemps. Le soleil se couchait, il fallait qu'il parte. Il n'était pas très fort au combat, et resté la nuit sur les Docks était... imprudent. Car il peut se passer des choses qui peuvent être définitives. C'était un endroit mal famé, ou se tramait des complot contre la royauté, contre des gens...

Le jeune homme s'assit sur une caisse en bois pour réfléchir. Qui était-il? Que devenait-il? Peu de monde le connaissait, et il se sentait seul. Puis, après avoir ruminé ces sombres pensées, il se releva et repartit vers les falaises.

Il croyait être seul, pourtant, il entendit de léger tintement, au loin. Curieux, il se guida jusqu'à ces bruits. Puis, soudain, plus rien, comme si un combat avait été terminé. Kaïzor savait d'expérience qu'ici, des règlements de compte avait souvent lieu. Il décida finalement d'être prudent. Des bruits de chutes, de trébuchements, l'alarma. Puis, plus rien. Il allait faire demi-tour quand quelqu'un lui rentra dedans avec force. Secoué, il recula d'un pas, et vit une forme par terre. La faible lueur du soleil parvint à montrer les formes du visage de la... jeune femme. Elle avait les cheveux chocolat, et elle pleurait.
Pourquoi? Elle était constellé de blessures, et devait horriblement souffrir. Il ne chercha pas à comprendre et la prit dans ses bras pour courir à la maison la plus proche. Peut-être pouvait-elle encore vivre. Mais il fallait être rapide. Après avoir faillit trébuché plusieurs fois, il regarda la jeune femme, qui elle le regardait avec des yeux... de rage, de peur, de désespoir? Une question lui brulait les lèvres. Il faillit ne rien dire. Mais sa curiosité l'emporta:

-Qui êtes-vous? Que s'est-il passé?

Puis soudain, il comprit: les combats, le bruit des lames... C'était elle. Elle avait combattu. Mais contre qui, comment, combien? Pire... Comment s'était-elle débarassé de ses assaillants. Une combattante. Pour la première fois de sa vie, Kaïzor eut peur. Ce n'était pas une jeune femme. Mais... la mort elle-même. Il continua pourtant de courir. Il savait ce qu'il devait faire.
Enfin, il vit la maison de l'un de ses "ami" pirate...
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MessageSujet: Re: Marcher au milieu de la vermine [Pv Kaïzor Til' Supra]   Jeu 29 Juil - 12:50

L'homme la regarda quelques instants par terre, puis la souleva dans ses bras et se mit à courir sur les Docks. Eppryah était ballotée dans tout les sens, et l'homme trébuchait souvent, il ne semblait pas habitué à porter des poids tel que la Mentaï. Ses blessures au flan se rouvraient et se refermaient au rythme des pas de l'homme aux cheveux gris. Elles lui infligeaient encore plus de douleur qu'auparavant, mais Eppryah n'y trouvait qu'une mince consolation comparé au fait qu'elle allait vivre encore un peu sur cette terre souillée. Il était évident pour la jeune fille que cet homme n'allait pas la tuer, sinon, il l'aurait déjà fait. La pitié n'était pas un mot d'ordre dans l'archipel Aline. Et la Mentaï pouvait voir dans ses yeux qu'il ne pouvait pas la tuer de sang froid. Eppryah refusait de lui pardonner cette faiblesse et ne cessait de lui lancer des regards noirs.
Enfin après plusieurs secousses particulièrement douloureuses, l'homme sembla se stabiliser et osa la regarder une nouvelle fois. Eppryah put clairement vois ses yeux, cette fois-ci, éclairés par un rayon de lune qui avait réussi à percer les nuages noirs. Ils étaient bleus, d'un bleu plus clair et plus pur que le ciel d'été. Jusque dans ses vêtements propres, Eppryah pouvait ressentir l'innocence et l'ignorance dont il faisait preuve en l'aidant. Elle était peut-être la pire chose qu'il pouvait lui arriver. Il ne s'imaginait pas à quel point la chose qu'il tenait dans ses bras et qui lui semblait faible et fragile était pourrit jusqu'à la moelle, ni le mal qu'elle pouvait lui faire, physiquement ainsi que psychologiquement. Même si elle ne le souhaitait peut-être pas. Cet homme, il devait la laisser sur les Docks, la laisser mourir, et laisser son cadavre se faire dévorer par les rats qui courraient entre les caisses de victuailles. Il lui rendrait probablement service en faisait ça, ainsi qu'a toute l'humanité entière, mais alors il ne vaudrait pas mieux qu'elle.
Il osa pousser son audace à lui parler. Sa voix était grave, et on y sentait percer l'inquiétude. La Mentaï se demandait si elle prendrait la peine de lui répondre, à celui qui voulait perpétuer ses souffrances pour sauver sa propre vertu. Mais avant qu'elle n'est pus prononcer un mot, ses pupilles si bleus se figèrent, comme traversées par un malaise puissant. Et quand, elles vinrent se poser sur elle, avec toujours cette même expression d'épouvante, Eppryah prit espoir qu'il avait comprit qui elle était réellement. Mais pourtant, il continuait toujours de courir, et les vagues silhouettes de maisons se dessinaient au loin. Les formes flous et vagues se rapprochaient et gagner au fur et à mesure en netteté. Ils arrivèrent juste devant une, il n'y avait aucune lumière à l'intérieur, elle devait surement être vide. L'homme sembla penser la même chose car il défonça d'un coup de pied la porte. Il l'avait donné avec tellement peu de force qu'Eppryah pensa qu'elle ne cédera jamais. Pourtant, elle s'ouvrit.
L'intérieur était sale, et la pièce était petite, avec une odeur de salé. Les murs étaient nus et le sol était en terre battue. En son centre se tenait une petite table de vieux bois, entouré de trois chaises basses et en bois dur. L'homme la laissa sur une chaise ou elle s'abattit avec force, ses doigts toujours enfoncés dans sa blessure au flan. Elle se décida enfin à répondre à sa question. Elle parla d'une voix faible, et rendue rauque par la souffrance.
"Je m'appelle... Eppryah... Je suis une Mentaï... Et... Tu devrais partir..."
Elle lui disait cela en toute sincérité. Il n'était pas bon de rester dans la même pièce qu'un Mentaï, surtout la nuit. Et Eppryah ne souhaitait pas de mal à ce garçon. Elle chercha autour d'elle pour voir si il avait pensé à lui rapporter sa lame. Elle se trouvait par terre, à ses pieds. La Mentaï fut secouée d'une vive douleur, encore une fois, et grogna de douleur en s'affaissant de quelques centimètres sur sa chaise. Elle ne supportait plus cette souffrance, qu'il l'aide, ou qu'il l'achève, même si elle ne le méritait pas.

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